Depuis si longtemps, j'écoute la musique dite classique, toute !
Baroque, classsique, romantique, les russes et les français du début du XXe, j'aime tous les genres et tous les styles.
Toute ! Non. Il y a un compositeur qui m'insupporte et que je reconnais immédiatement à la radio par l'effet immédiat qu'il me communique : l'envie irrépressible de tourner le bouton pour faire cesser cette musique,  un compositeur dont je n'ai aucun enregistrement et dont je n'ai jamais écouté une oeuvre, et ce compositeur c'est Wagner !

Or, le 7 décembre dernier, voilà qu'Arte nous propose d'assiter en direct à l'ouverture de la saison à la Scala de Milan, ce lieu mytique de l'Opéra, dans lequel je ne pénètrerai sans doute jamais ! Avec une mise en scène de Chéreau, célèbre (entre autres), pour ses mises en scènes d'opéra, Chéreau qui m'avait bouleversée par sa mise en scène de Phèdre avec Dominique Blance il y a quelques années à Paris.
Alors, en dépit de ma méfiance envers Wagner, puisqu'il s'agit de Tristan et Ysolde, par la curiosité attirée, je m'installe confortablement dans mon canapé.
Et alors, MIRACLE !
Non seulement j'aime, mais je suis complètement emportée par ce flux de musique, très émue également par la présence formidablement émouvante de Waltraut Meier, étonnante Ysolde.
Et je finis en larme 4 heures plus tard ! Quel bonheur !